Interview « Guitarist » 2010 – Battle Studies & la Black One

En ligne aujourd’hui une interview datant de 2010, accordée au magazine Guitarist, lors de son passage à Londres. John Mayer nous en apprends plus sur la conception de « Battle Studies » et y parle, entre autre, de la Black One.

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Lors de sa visite à Londres « Guitarist » a rencontré John Mayer et nous avons discuté de sa vie, de son matériel et de son tout dernier album studio « Battle Studies ».L’interview originale apparaît dans le numéro 327, mais voici la transcription de cette rencontre dans son intégralité, seulement sur Guitarist.co.uk.

G : Félicitations pour ton nouveau disque – cela à du être difficile de revenir après « Continuum », après son immense succès.

JM : Cela a été difficile dans le sens où il a fallu faire quelque chose, et « Continuum » avait placé la barre très haute car il été apprécié pendant longtemps, c’était dur de faire mieux. Les gens l’ont bien compris et ça été un gros succès dans ma carrière et je me rappelle avoir pensé, mon Dieu, j’aurai aimé de ne pas avoir à faire autre chose parce que ce dernier avait mis le niveau très haut.C’est un peu jouer la sécurité de dire, « ok wow, la dernière chose que j’ai faite c’est Continuum, stop j’arrête là ».

Et donc, il faut faire face à la musique, sans jeu de mots, comme « tu dois essayer autre chose – Continuum ne sera pas le dernier disque; tu dois lever cette barre et faire quelque chose de nouveau ».

Je pense qu’il a eu le succès mérité, et maintenant je dois me dire « Regardez, il y aura beaucoup plus de choses maintenant, nous devons mettre Continuum en sourdine et faire autre chose ». Tu sais, je ne compte pas vivre que de « Continuum ». A partir de là je pense que c’est devenu plus facile, que quoi que je fasse ce ne sera pas du « Continuum », bon ou mauvais. Et puis cela est devenu vraiment libérateur.

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G : Quand tu as commencé à travailler sur « Battle Studies », comment te sentais tu en tant que John Mayer, en tant qu’artiste solo, en opposition avec le John Mayer Trio, et aussi la sortie du « Live In Los Angeles » – une nouvelle perspective peut être ?

JM : Le Trio a toujours été passager, parce qu’on n’a pas beaucoup de temps pour jouer ensemble. Mais j’ai ressenti ça récemment et je me défendrai toujours, je ne me sentais pas comme un ours qui faisait de la guitare. Je voulais juste faire un break et pianoter, profiter de la vie et écrire ces chansons.

Quelque chose se passe quand tu prépares un disque, que tu ne peux pas prévoir, et tu n’as aucun contrôle, c’est juste la façon dont les chansons se figent.

Et dans ce sens « Battle Studies » est un album différent – la tentative est la même, essayer de faire du blues, du R’n’B, quelque chose de soul comme « Continuum », un rock un peu seventies, la tentative est la même, essayer de mettre le meilleur groupe de chansons ensemble, et l’espoir est que lorsque vous les mettez ensemble, en quelque sorte, elles prennent vie.

Et cela commence plutôt bien, tout ça à commencé à avoir du sens pour moi maintenant que le temps passe. Nous avons fini par voir comment ça fait après une semaine ou deux; les gens auront vraiment la chance d’en profiter et de vivre leur vie avec ces chansons. Alors maintenant, tout se transforme en vrais morceaux, et c’est passionnant, comment le groupe apprend, comment j’apprends moi-même à les jouer. Parce qu’en tant que guitariste, et en tant que chanteur, juste parce que vous les avez composé, cela ne veut pas dire que tu vas bien les jouer. Et même après avoir tout enregistré cela ne veut pas dire que tu vas vraiment bien les jouer. Donc pendant les 3/4 premiers mois tu apprends vraiment à te faire les doigts dessus.

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G : Je présume que tu as exploré beaucoup de choses en studio, écrire en studio par exemple, peut-être plus qu’avant ?

JM : Oui c’est une proposition difficile et en même temps un pari. Si tu vas en studio, et Dieu sait que passer du temps en studio est de plus en plus cher, et si tu vas en studio et si tu explores et tu ne trouves pas ce que tu cherche, tu deviens, enfin du moins je serai très rapidement découragé et ça pourrait me faire totalement partir en vrille, de façon créative. Je dois vraiment être sûr que si je vais chercher quelque chose je dois le trouver. Parce que si ce n’est pas le cas je ne veux pas recevoir ce coup de fil qui dirait « Vous ne voulez pas plutôt aller chercher une maison quelque part pour aller écrire vos chansons..? »

Je prends tout très au sérieux du moment que je suis en studio et je veux leur dire « je n’ai rien encore mais venez, suivez moi ». Ça me donne envie de produire quelque chose de génial, parce que l’alternative à cette question est d’admettre que vous êtes rentré tous ensemble dans ce studio et vous n’avez rien au final.

G : La dernière fois qu’on a discuté ensemble tu venais de t’offrir une Blackguard Telecaster de 52, et en quelque sorte elle t’a inspiré dans quelque chose de nouveau…

JM: Oh oui, justement j’en jouais la nuit dernière.

G : Donc est-ce que toutes ces différentes guitares t’emmènent dans des directions différentes au niveau de l’écriture?

JM : Absolument. En fait j’ai un rig entier dédié à cette guitare. Une petite Deluxe – un vieux Blackface Fender Deluxe, quelque delays assez cool, un peu de distorsion…
Il y a une belle cheminée aussi, ça donne un étrange côté country a l’enregistrement.

G : On peut entendre plus de son type Tele tout au long de ce nouvel album, la guitare de Rick Turner sur « Half Of My Heart » par exemple…

JM : Oui il y a quelque chose de vraiment amusant pour ce qui est des guitares avec lesquelles on a joué sur scène et qu’on à joué sur l’album; la même guitare avec la même pédale qui était sur le disque. Cela contribue à cette empreinte harmonique globale qui est la même qui est sur le disque, donc il y a des moments ou quand on joue avec on se dit « hey mec, ça sonne comme sur le disque ».

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G : On parlait avec Mike Eldred du Fender Custom Shop récemment, et il m’a dit que tu aimais beaucoup la Cabronita Especial…

JM : La Cabronita !! Oui j’adore cette guitare. Ça m’a pris presque 10 ans pour.. non, plus de 10 ans, 15 ans, pour être capable de prendre une Strat et jouer autre chose. Ma guitare du moment est la Les Paul SG – tu vois de laquelle je parle?

G : La 61 ?
JM : Oui la 61 quelque chose comme ça, une guitare cool.

G : C’est très différent pour toi, comparé aux strats habituelles?

JM : Oui, comme je disais, je suis sorti de ce jeu « musclé », ce jeu genre « bombe atomique ». C’est plus fun pour moi maintenant de.. comme la mélodie principale dans « Friends Lovers or Nothing » – Je suis encore plus fier d’avoir composé ça que d’avoir repris un phrasé d’Albert King sur une autre composition. (Chante la mélodie) C’est vraiment une douce mélodie, presque banale, et je me suis vraiment éclaté à la faire sonner à la George Harrison.

G : Est-ce que tu veux dire que tu es plus reconnu pour tes mélodies et tes phrasés?

JM : Oui j’aimerai !

G : Donc maintenant, en tant que quelqu’un qui aspire encore à être un bon guitariste, est-ce que tu ressens cette pression de Guitar Hero ?

JM : Non, pas vraiment, c’est pourquoi j’ai dis que je voulais faire un disque pop. Donc le prochain ne pourra pas être pop. Je travaille en total opposé.
C’est pour ça que quand je jouais ce jeu « musclé » je me disais, je veux faire une pause. Et tous les guitaristes le savent, ça aide a revenir et faire quelque chose de mieux pour les prochaines fois.
Et je pense que tout a à voir avec l’importance que tu donne a tes disques. Je les vois comme modérément importants.

G : Donc pour toi les disques sont modérément importants?!?

JM : Je pense qu’il est plus important de continuer à raconter ton histoire plutôt que de rester obsédé sur le genre de disque que tu vas faire. Ils ne sont pas si précieux. Surtout quand tu regardes comment ils sont fait.

Je veux dire, il y a beaucoup de travail, mais sinon? J’écris juste mes chansons, et je les mets ensemble. Et si ça ne marche pas, je recommence et les mettrai sur un autre disque.
J’apprends comment ne pas prendre toutes ces choses au sérieux. Comme maintenant, je veux faire ce genre de disque. Et pour la prochaine fois, je commence déjà à réfléchir à quoi ça pourrait ressembler. Pour vous en mettre plein la vue.. !
La seule chose que je n’ai jamais vraiment appris à faire c’est de savoir comment faire quelque chose de fort sur un album. Comment faire un album qui sonne fort, et qui en jette.

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G : Et sans doute que nous ne parlons pas de compression ni de mastering ici?

JM : C’est ça. Je veux juste enregistrer tel quel, obtenir ce son brut et cru, sonner comme 4 ou 5 personnes ensemble dans un studio, comme un album de Pearl Jam.

G : Peux-tu nous raconter l’histoire de la Black One? J’ai vu un prototype au NAMM en Janvier qui ressemblait étrangement à ta guitare…

JM : C’est une guitare très intéressante. C’est en Octobre 2004 et je revenais des routes après la longue tournée « Heavier Things ». Et je me suis dit que je voulais me faire un petit trip sur le terrain tu vois.
On avait ce show avant aux USA ça s’appelait « Mister Roger’s Neighborhood ». Tu as déjà entendu parlé de Mister Rogers?

G : Non je ne connais pas…

JM : Ok, donc Mr Rogers, a chaque émission, se rend par exemple dans une usine de fromage, ou de crayons, ou de bateaux, parfois sur des plateaux de tournage de films et il nous fait partager ses aventures et découvrir les coulisses d’un endroit.

Eh bien moi c’est pareil, un jour je me suis dit «je veux aller là où on fabrique des guitares. Je veux passer quelques jours à regarder ces gars travailler et je veux moi aussi construire une guitare».
Donc me voilà parti à Corona en Californie au Fender Custom Shop pour deux jours. J’ai commencé par griffer du bois, j’en ai sélectionné quelques-uns, je tapais dessus comme pour voir comment ils sonnaient, ce qui ne donnait rien bien sûr. Mais moi j’avais l’impression de «chercher le bon son !».
J’ai mis tout ça dans la machine CNC….enfin des gars l’ont fait pour moi, mais ils m’ont quand même laissé faire un coté de la guitare.
Après on a tout assemblé, on a peint le truc et puis on l’a laissé là, John Cruz l’a reliquée pour moi et me l’a envoyée quelques jours plus tard…. Et ça sonnait…merdique !!
Ça m’a brisé le cœur. Il semblerait qu’il y avait un problème à l’intérieur de la guitare. Dès que cela fut réparé elle sonnait comme… woooaaaa, un rêve devenu réalité !

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G : Alors, pour toi, qu’est ce qui fait donc une guitare de rêve ?

JM : Je vais te dire, il y a une règle numéro un en guitare. Je suis vraiment désolé pour toi si tu n’en trouve pas une de la couleur que tu cherches, mais si tu prends une Sunburst, alors que tu déteste le Sunburst mais qu’en l’essayant elle sonne du tonnerre avec ton jeu, alors c’est TA guitare ! Tu n’y peux rien mec, elle est faite pour toi !

Si par malheur tu commences à être gourmand, que tu appelles Fender en disant je veux la même que cette Sunburst mais en bleue. Je peux te dire que la bleue va être terrible, ça ne sonnera jamais pareil.
Sterling Ball m’avait fait ; tu as déjà vu la Ernie Ball 25th Anniversary ?

G : Ouais on en avait parlé..

JM : J’adore cette guitare ! Tu l’aime aussi ?

G : Oui beaucoup…

JM : J’aime vraiment cette guitare. Elle fait partie de ces guitares tu sais qui ne se contentent pas que d’un seul son, mais celle-ci sonnait vraiment bien sur de nombreux points.
Ils m’en ont envoyé une, c’était une Cherry Red. Je n’étais pas beaucoup fan de cette couleur, ça faisait un peu rouge sportif.

Donc je leur ai dit « Vous pouvez m’en faire une noire ? ». Et ils m’en ont fait une et c’est arrivé. C’est arrivé, mais ça ne faisait pas ce que ça devait faire, ça ne sonnait pas pareil.
Ils ont alors fini par récupérer la rouge, la poncer et la repeindre en noire.
Donc c’est vraiment difficile d’avoir cette « double chance », de tomber sur la couleur que tu aimes et de te sentir bien avec ta guitare tu vois. Mais la Black One à tout de suite fait son effet. Elle a tout de suite fait le boulot. Et avec l’âge tu sais elle sonne différent, rien qu’en quelques mois elle commençait à changer de tonalité. C’était un réel plaisir de bosser avec elle sur Continuum et un long travail plein d’amour.

On la retrouve un peu sur « Battle Studies » mais c’est vraiment la guitare de « Continuum » – a chaque fois c’est dingue cet effet – c’est la meilleure guitare avec laquelle j’ai jamais joué.

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G : Tu peux nous dire pourquoi ?

JM : Tu sais, plusieurs fois j’ai essayé de me faire expliquer par les fabricants, pourquoi deux guitares faites exactement de la même façon, pourquoi il y en toujours une plus « molle » que l’autre (due à la tension des cordes).
Ils vont te dire, « non la longueur et la tension sont les mêmes ».  Alors pourquoi ces cordes sont plus serrées ? Tu vois ce que je veux dire ?
Cette guitare est exactement la même, avec les même specs, et je n’arrive pas à faire les mêmes choses avec tu vois ? Qui sait d’où ça vient ? Ce sont ces toutes différences infiniment petites, propres à chaque guitare, qui font la différence.

Mais celle-ci, la Black One, à juste un peu de mou ; comme une petite dérive. Certaines guitares, si tu les mets sur 0.011s, elles font comme (fait un bruit brusque) tu ne peux pas bouger avec.

G : Et le Custom Shop a fait quelques répliques pour la vente ?

JM : Oui, on va faire ça pour les Américains… oh et pour les Anglais aussi bien sûr !
Ils vont faire 83 modèles de la version Custom Shop et un run illimité du modèle de production ; les même specs, sans le reliquage. Elles seront géniales ; Piano black, gold hardware – superbe.

G : Est-ce que l’idée du gold hardware vient de ta Strat SRV ?

JM : Le Gold vient de ma SRV Tribute Strat oui – le neck vient de la SRV Tribute Strat, c’est pourquoi il y a ces boutons de remplacements Fender mi 80.
Hmm j’essaie de me rappeler la, est-ce que le trémolo est doré ? Je devrai le savoir, j’en ai tellement joué avec que c’est devenu une extension de mon corps…

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G : Quelles sont tes autres Strat préférées ?

JM : J’ai la Strat Hendrix, la Monterey. J’ai mon modèle Signature, la verte, la cypress mica. Le modèle signature avec la bande.
Je pourrai prendre n’importe laquelle de ces guitares pour faire un show entier. Mais il y a certaines raisons pourquoi cette guitare pour cette chanson et pourquoi pas une autre.
Donc, pour « Vultures », je dois prendre la Gold Leaf Strat. C’est avec celle-là que j’ai écrit ce titre, et il y a cette incroyable seconde position, comment on dit déjà, le quack?
C’est la Strat la plus « quackieste » de tous les temps. « Vultures » avec une autre guitare ça ne sonne pas. C’est bizarre comme sensation.

Mais il y a aussi quelques guitares avec lesquelles je n’ai jamais joué plus d’une chanson. Par exemple je n’ai jamais pris cette Strat Gold pour aucun titre, autre que « Vultures ».
Alors que je pourrai, quand je jouais « Something’s Missing » j’avais cette Strat Tele que Chris Fleming du Custom Shop m’a faite.
C’est devenu la guitare officielle, accordée pour ce titre (EBEF#BE), elle sort de son fly, je joue « Something’s Missing » et elle y  retourne.
Et puis après quand j’arrête de jouer « Something’s Missing » je me dis des fois, « c’est une super guitare pour d’autres titres, essaye, raccorde la en standard ».

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G: Les guitares te donnent vraiment de l’espace non ?

JM : Une fois que j’écris un titre avec une guitare c’est dur de le jouer avec une autre.
Tu fais des trucs bien en position 2 et 4 sur le selector switch, pour un temps c’est LE truc mais ça ne dure pas. J’ai toujours aimé ce son, en particulier le 4. Quand j’étais petit, c’était mon son préféré, c’est doux, c’est chaud mais ça garde les bonnes basses. C’est la sélection la plus coloré sur une Strat.

G: Ça convient bien à ces inversions de 3 notes que tu joues souvent…

JM: Exactement. Ce truc au milieu du fretboard. Ce genre de (chante trois notes), la une, la deux, la cinq. Je dirai que c’est un peu ma signature. (Chante encore, répétitif) Chacun à ses petits trucs préférés. Autre chose que j’entends souvent, ce n’est peut être que mon opinion, c’est ce 9 mineur, comme un truc en 7 majeur (chante encore), et puis si tu le smack sur la guitare, avec cette percu, ça peut le faire.

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G: Est-ce que tout cela vient de ton jeu acoustique?

JM: Exactement. J’essaie de garder le rythme, et jouer du pouce c’est comme essayer de simuler d’être dans un groupe alors que j’y n’y suis pas.
En parlant d’acoustique, a mes débuts, tu alternes les sons, des mélodies avec des basses compliquées, mais sur le nouveau disque ça sonne un peu plus relax, moins de jeu… Est-ce que c’est la confiance? Moins à prouver ? Peut-être ?
C’est la confiance, et c’est vouloir s’amuser un peu plus sur scène. Tu sais, plus tu écris en tant que guitariste, moins tu as le temps de sortir ou te balader. Et toutes ces chansons sont impliquées.
Mais c’est cool aussi d’avoir un groupe qui s’amuse sur la musique! Quand je faisais « Room For Squares » c’était difficile d’accompagner cette musique avec un groupe parce que tout le groupe etait préoccupé par le jeu de guitare, les percussions et ci et ca..

Donc enregistrer « Battle Studies » était une grande joie parce que, pour une fois, tout ne tournait pas autour de la guitare. Ce n’était pas, le titre est fini une fois que j’arrête la guitare, parce que souvent tu demandes au batteur de jouer en même temps que la guitare, tout le monde communie ensemble.

G : Penses-tu alors que l’acoustique pourrait se réinviter sur un prochain album ?

JM : Bien sur. J’adorerai faire un disque plus folk. Absolument !

G : On revient à l’électrique, tu as des amplis Two Rock et Dumble sur scène, comment tu les utilise ?

JM : J’utilise en live les même amplis qu’en studio. Le Dumble est incroyablement fragile, et fort à la fois, ouvert, et chantant. Le Two Rock est sensiblement pareil mais un peu plus défini, et ensemble je trouve que ça fait une bonne combinaison. C’est presque un seul ampli.

Le Two Rock rajoute au Dumble ce que le Dumble n’as pas, mais mec, le Dumble il CRIE a toi. Le Dumble a ce truc en haut qui s’appelle le « Smooth and Slim » (doux et fin) C’est un peu un atténuateur, pour les aigus, et un peu pour le volume aussi. Et le Two Rock vient s’ajouter, en supplément, pour amener cette touche de douceur. Ça sonne un peu Fender, mais j’aimerai aussi rajouter un Fender dans l’ensemble.

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G : Est-ce que tu bascule entre l’un et l’autre, et est-ce que tu utilises tes pédales avec les deux de la même façon ?

JM : Tout est en marche en même temps, ils ne font qu’un ampli, je les utilise comme un équipement unique.

G : Y’a-t-il une pédale sans laquelle tu ne pourrais pas jouer ?

JM : En ce moment c’est la Klon Centaur. C’est la plus généreuse, la distorsion qui me satisfait le plus. C’est la plus bruyante que j’ai jamais entendu. Et j’ai souvent utilisé une Marshall Bluesbreaker au début des années 90. C’est génial… J’aime bien aussi le Tube Screamer, la TS-10 pas la 808 ou la TS09.

G : Elle a été faite par quelqu’un en particulier ?

JM : Non. C’est une pédale des années 80 et tu peux la trouver sur Ebay pour 65$ environ. La plupart de ces pédales sont géniales, elles sont basées sur le même circuit. J’arrive pas a croire qu’ils sortent encore de nouvelles pédales d’ailleurs, c’est la même chose, avec des coques et des couleurs différentes.

(Prends un accent anglais assez snob) « Hmm celle-ci fais ressortir les harmoniques, ce qui révèle encore plus les… oh mon Dieu… La saturation, les douceurs. Si tu utilises le bouton du volume de la guitare tu peux alterner entre le clean, le boost, et la pleine distorsion… »

G : Hmm, est-ce que tu as déjà lu Guitarist ?

JM : Oh mon gars, mais toutes les pédales peuvent faire ça ! Tu pourrai même brancher ta guitare avec une vieille télé et ça sonnerai pareil. Plus tu augmente et plus ça fait aaargghhh !!!
C’est les même chips depuis 30 ou 40 ans !

G : Il y a un son bien différent sur ce disque, c’est la reprise de « Crossroads » – qu’est-ce que tu utilises pour arriver à ce son heavy fuzz ?

JM : C’est une Pet CornishBox NG-2. Je ne me rappelle pas en avoir vraiment eu déjà besoin, ça fait juste du bruit ! Je veux dire, tu mets ta guitare en 4 et quand tu l’allume ça sonne comme… une erreur !

Je voulais juste un niveau de fuzz au max. Et ça en donne un max, mais j’ai trouvé un son. Je ne l’utiliserai probablement plus sur rien.
Il n’y a pas de sustain non plus, donc c’est vraiment dur de jouer avec un pick sur ça. Plusieurs fois j’ai essayé de faire le solo de « Crossroads » avec un pick, avec cette pédale, ça ne sonne pas terrible.

Tu dois plutôt jouer des notes très staccato, et la ça sonne cool (chante). Si tu commences waahhhhhhh (chante une note très sustainte) la note ne suit pas et ça ne sonne pas du tout.

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G : As-tu toujours alterné entre pick et doigts ? On dirait que tu joues beaucoup plus au doigt maintenant ?

JM : J’ai commencé au pick, tout le temps. J’aime bien craquer le pick dans mes mains, du coup je peux faire tous ces trucs (démonstration de fingerstyle). Et plus tard, en fait, quand j’y pense, « Perfectly Lonely » commence au doigt et fini au pick haha, yeah !

G : Au concert Memorial de Michael Jackson (ou John a joué une version instrumentale de Human Nature) tu devais chanter ?

JM : Non. Ils ont mis ce micro là, sur scène avant que j’arrive, mais une fois-là, je n’ai pas chanté. Mais non ce n’était pas prévu de toute façon.
Je pense qu’ils ont mis ce micro là genre, bon si tu veux dire quelque chose.. Mais je ne voulais pas. Dans une telle situation je n’avais rien à dire, que veux-tu dire ?

G : Oui ce n’est pas rien comme évènement

JM : Un moment sans pareil

G : Ok, c’est inévitable dans une interview, mais tous ces paparazzi, ces unes de magazines, tout ça, beaucoup d’autres guitaristes ne vivent pas ça, tu te démarque un peu. Comment ça affecte le garçon en toi qui veux juste jouer de la guitare ?

JM : Franchement ça ne me touche pas. Ça n’a jamais changé la joie et la passion de prendre une guitare et de jouer. Quand je pense a tout le chemin que j’ai fait en tant que guitariste, ces gens-là se foutent de tout ça. Ils ne savent rien de tout ça. Combien de personnes, à la sortie de ces restaurants, en train de prendre ces photos connaissent la différence entre une Mullard 12AX7 et une Telefunken 12AX7 ? Combien d’entre eux connaissent « Four On Six » de Wes Montgomery ?
Ou alors la différence entre un cable Mogami, ou un Alessandro et un Pete Cornish ? Les gens qui lisent ces magazines se fichent de tout ça.
Du coup, quand je retourne à mes guitares c’est comme si ils ne m’avaient pas touché. Je veux dire, ils peuvent dire ce qu’ils veulent sur moi mais personne n’a rien écrit de mauvais sur ma carrière, parce que j’en ai une. C’est le plus important. Apprécier les fans et jouer pour eux.

Alors oui tu peux me prendre en photo à la sortie d’un club, mais tu ne peux pas me prendre mes guitares.

Et là je t’ai donné la meilleure dernière ligne de l’interview pas vrai ?!

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Source : musicradar.com

 

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John Mayer pour les Nuls

On connaissait « la Cuisine pour les Nuls », « la Compta pour les Nuls, « la Déco pour les Nuls » et même « Un Corps de Rêve pour les Nuls » (oui oui ça existe) ah oui j’allais oublier « la Guitare pour les Nuls « , oui lui je l’ai plusieurs fois feuilleté 🙂

Et pourquoi pas un « John Mayer pour les Nuls » !!

Parfait pour les cerveaux lobotomisés de certains français friands de Kendji, Maitre Gims ou encore Christine and les Reines… (désolée pour les fans)

Alors voici un petit article bien sympa qui regroupe les 15 infos à absolument savoir sur John Mayer pour briller en société… enfin pour briller entre fans de John en attendant. Espérons que ce post fasse découvrir une autre facette du chanteur autre que celle du playboy tombeur que l’on lit un peu trop souvent dans les tabloïds. N’hésitez pas à faire tourner et à faire connaître John et sa musique autour de vous !

Si vous êtes un vrai fan de Mayer vous connaissez surement tout ce qui va suivre, sinon j’espère que vous aurez envie d’en savoir plus et de parcourir ce blog.

Allez bonne lecture, enjoy !

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John Mayer devient célèbre avec son premier album Room For Squares en 2001. Depuis il enchaîne les scènes et déchaine des foules en délire qui apprécient sa pop bluesy. Ses compétences guitaristiques sont souvent comparées à celle d’Eric Clapton ou Stevie Ray Vaughan son idole.

En 2005 il prend une direction différente avec le John Mayer Trio ou il joue plus de blues. Même s’il s’est retiré de la scène médiatique un certain temps la musique de Mayer continue d’attirer le public.

Voici quelques infos bien utiles à savoir sur ce guitariste de génie.

 

  1. John Mayer travaille avec les Vétérans.

John est en partenariat depuis quelques années avec le NCIRE, programme de santé et de réintégration des anciens combattants américains. Le programme est conçu pour aider les anciens combattants au retour dans la vie civile en leur fournissant des ressources en fonction de leurs besoins. Il contribue également à sensibiliser le public au sacrifice de ces hommes pour servir leur pays.

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14. Il rejoint les « Morts »

Mayer a dit récemment qu’il était devenu un grand fan des Grateful Dead après avoir entendu un de leur plus grand succès « Althea ». Début 2015 il invite Bob Weir à jouer avec lui alors qu’il anime le Late Late Show sur une grande chaine de télé américaine. C’est alors que les deux deviennent bons amis. Après que le groupe termine sa tournée Fare Thee Well, qui célébrait les 50 ans des Dead, il se lie avec John Mayer pour monter les Dead & Company, et partent en tournée en fin d’année 2015.

John Mayer travaille avec Phil Lesh et fait une apparition lors de deux nuits de concerts afin de recréer les concerts événement des Grateful Dead des 8 et 9 Juin 1977.

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13. Il collectionne les montres de luxe

Prétendant que c’est un passe-temps qui « le garde sain d’esprit » Mayer a une collection de montres qui est estimée à des dizaines de millions de dollars. Son amour des belles pièces alimente également régulièrement sa colonne sur le site spécialisé Hodinkee.com et lui a valu une place de jury d’honneur lors du Grand Prix d’Horlogerie de Genève.

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12. Tout commence avec « Retour Vers le Futur »

John découvre la guitare après avoir vu Marty Mc Fly jouer « Johnny B. Goode » sur une ES 345 dans le cultissime « Retour Vers le Futur ». A l’âge de 13 ans son père lui loue une guitare et il prend des leçons dans un magasin local.

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  1. SRV son modèle

Après avoir reçu une cassette de l’artiste Mayer devient obsédé par le Blues. De là il rentre dans la légende et collabore avec des artistes tels B.B King, Buddy Guy, Freddie King, Otis Rush, Eric Clapton, John Scofield  et bien d’autres.

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  1. Il commence à écrire après un séjour à l’hôpital

A 17 ans Mayer est diagnostiqué avec des troubles cardiaques. Après avoir passé quelques jours à l’hôpital il écrit sa première chanson et continue dès son retour à la maison pendant sa convalescence.

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  1. Il a collaboré avec des artistes Hip Hop

Reconnu seulement pour ses talents de guitariste blues Mayer collabore sur des projets Hip Hop avec Common et Kanye West en 2006 sur le titre « Go ». Il travaille aussi sur un bonus track japonais « Bittersweet Poetry » qui figure sur l’album de Kanye West « Graduation ».

 

  1. John Mayer à failli perdre la voix

En 2011 on diagnostique à John un granulome sur les cordes vocales et doit subir deux interventions chirurgicales pour les retirer. Malheureusement la maladie revient en 2012 ce qui force Mayer à annuler sa tournée. Le chanteur ne chante pas et parle difficilement pendant presque 2 ans. Il expliquera un peu plus tard devoir utiliser une ardoise ou son iPad pour se faire comprendre. Il en plaisante même presque en tournant une parodie de lui même, ou on le présente à son hologramme Tron Mayer qui le remplacera en tournée. Un régal !

 

  1. Mayer crée ses propres instruments Signature

Mayer travaille avec la marque de guitares Martin en 2003 pour produire une série limitée de sa propre guitare acoustique, la OM-28 John Mayer, et de nouveau en 2006 avec le modèle OMJM John Mayer.

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A partir de 2005 il crée 3 modèles signature Stratocaster chez Fender, qui ne sont d’ailleurs actuellement plus produites depuis la séparation de John d’avec Fender.

John Mayer Collection

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Son modèle phare la fameuse « Black One » à été, elle, produite en deux finitions dont une tirée à 83 exemplaires, par la crème des Masterbuilders John Cruz. Pour en savoir plus sur cette guitare n’hésitez pas à relire l’article qui s’y consacre –> https://jhnmyr.wordpress.com/2012/12/09/blackone/

 

John Mayer « Black One »

Le musicien participe aussi à la conception d’un modèle d’ampli Two Rock en édition limitée, 25 exemplaires signés de la main de Mayer.

 

  1. Il a joué pour un bal de promo d’étudiants

En 2004 il répond à l’invitation d’un lycée, le « Pennsbury High School » pour qu’il vienne jouer lors de son bal de promo. Il joue un petit set de 3 titres « No Such Thing », « Clarity » et « Your Body is a Wonderland », pour le plus grand plaisir des étudiants qui avaient mené une campagne publique pour l’inviter lors de cette soirée.

 

  1. Il donne un demi-Grammy à Alicia Keys

Quand il gagne le Grammy de la meilleure chanson de l’année avec « Daughters » il avoue à Ellen Degeneres, lors de son show, qu’il ne pensait pas gagner ce prix. Pour y remédier il donne la moitié de son Grammy à Alicia Keys qui, selon lui, devait l’emporter à sa place.

Alicia+Keys+John+Mayer+50th+Annual+GRAMMY+x1HVHasEeKzl

 

  1. « Room For Squares » son meilleur album

Le premier album studio de John Mayer « Room For Squares » est aussi son album le plus vendu à ce jour. Propulsé grâce aux singles phares « No Such Thing », « Your Body Is a Wonderland » et « Why Georgia » l’album s’est écoulé à près de 5 millions d’exemplaires.

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  1. « Daughters » son meilleur single

Malgré que « Room For Squares » soit l’album le plus vendu il faudra attendre le second album « Heavier Things » pour que John connaisse son plus grand succès. « Daughters » atteint la première place au classement « Billboard Adult Pop Song » à savoir qu’il n’avait pas vraiment envie de sortir ce titre en single. Il finira par ré instrumentaliser le titre avec son groupe blues jazz le John Mayer Trio en 2005.

 

  1. John Mayer est marrant

Dans le milieu des années 2000 Mayer se fait connaitre en tant qu’artiste de « Stand-Up Comedy », il affirmera plus tard que cela lui a permis de vaincre sa timidité et d’écrire de meilleures chansons. Il présentera aussi une spéciale sur la chaîne VH1 en 2004 ou l’on peut admirer ses talents de comique. Plus récemment il a fait preuve de professionnalisme en animant le très suivi « Late Late Show » sur la chaîne CBS pendant 3 soirs consécutifs.

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  1. Il reconnait ses erreurs et se soigne

On se rappelle de John Mayer il y a quelques années et de ces discours sexistes dans les tabloïds ou de sa liste interminable de petites amies célèbres. Cependant en Mars 2015 sur la chaîne MSNBC Mayer avoue qu’il n’est plus cette personne et qu’il ne veut plus de se préoccuper des médias et de la vie Hollywoodienne. Il achète alors un ranch dans le Montana près de son meilleur ami, où il vit avec son chien Moose. Loin des paillettes et du glamour.

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Voilà j’espère que vous aurez apprécié ce post, que vous aurez révisé vos bases ou tout simplement appris un peu plus sur l’artiste qu’est John Mayer, un des plus grands guitariste de sa génération.

Espérons que le meilleur reste à venir…

 

La Black One, le St Graal de John Mayer

En 2004, John Mayer commande au Custom Shop Fender, une fausse « heavy relic » qui sera faite par le masterbuilder le plus répandu du CS, John Cruz.
John suit étroitement de près ce projet pour avoir une sensation ainsi qu’une apparence très proche de la « Number One » de Stevie Ray Vaughan.

 

Black One

 

 

Pour faire simple une Masterbuilt est une guitare artificiellement et historiquement vieillie par une seule et même personne, (pas comme une TeamBuilt ou là , c’est une équipe de personnes).

Concernant le bois, les Masterbuilder sélectionnent « la crème de la crème » des meilleurs essences du stock Fender, ces bois sont séchés naturellement, je ne vais pas rentrer dans les détails mais quand on a une masterbuilt dans les mains, je peux vous assurer que l’on entend la couleur du bois…

Cela peut rebuter certaines personnes, ce genre de finition « destroyed », ce manque de peinture, mais pouvoir toucher le bois, ajoute quelque chose à la relation que l’on a avec l’instrument. Le manche est aussi très important, sur la Black One, c’est un manche tiré de la série produite pour la « SRV #1 Tribute. »

 

Black One 2

 

 

Caractérisques
Body: Hand Selected Alder
Finish: Nitrocellulose Lacquer/Black
Neck: Quartersawn Maple Neck
Fretboard: Round-Lam Rosewood
Frets: Medium Jumbo
Hardware: Vintage Gold
Bridge: Gold Vintage Synchronized Tremolo
Pickups: Custom Wound
Wiring Modern Strat
Controls: Volume/Tone/Tone, 5 Way Switch

 

 

L’art de la Copie : un phénomène de mode

 

En 2010, John Mayer, John Cruz et Mike Eldred décidèrent de sortir une copie exacte de cette guitare.

 

Black One 3

 

Il faut savoir que c’est la 1ère fois que le Custom Shop fait une copie d’une Masterbuilt conçue 6 ans auparavant. Un travail de titan pour reproduire exactement la même Black One.

 

83 exemplaires sont alors fabriqués, 60 seront distribués aux USA, 23 pour le reste du monde entier dont 2 pour la France. Elle était vendue environ 10 000€. Des listes d’attentes de près de 40 commandes chez certains vendeurs Custon Shop séléctionnés, en somme cette Black One fait jazzer… Je vous épargnerai l’épisode Ebay ou les premières reventes de cette guitare atteindront des sommes allant jusqu’à 50% plus cher que le prix d’origine, je vous laisse calculer… La magie du black surtout quand on sait que le magasin « The Music Zoo » n’a plus la possibilité de commander des Ultimate Relic en noir, la ressemblance avec la Black One étant trop prononcée.

 

Black One4

 

 

A noter qu’une version «NOS» de la Black One est sortie également à un prix beaucoup plus raisonnable , 1800 € environ, 500 exemplaires, elle est équipée de micros Big Dippers, mais le vernis déçoit un peu les guitaristes puisque ce n’est pas un vernis nitro, ce n’est au final qu’une version noire et or du modèle signature précédent et non une Black One NOS à proprement parler.

 

 

Black One 5

 

 

La video promo pour la sortie de la Black One Limited Edition

 

 

Black One 6

La Black One, mais d’ou vient ce surnom ? 

 

Il faut savoir que John à pour idôle SRV , et pour les guitaristes qui le connaissent bien, on sait tous qu’il a joué sur une Stratocaster de 1963 nommée « Number One », sa femme Lenora Bailey lui a acheté pour son 20ème anniversaire dans un magasin d’Austin (Texas).

 

SRV Number One

 

 

Mais c’est peut être également du, au nom, que Eric Clapton à donné à sa guitare de 56/57 qui est resté longtemps sa préférée , la « Blackie », pour la petite histoire cette guitare a été vendue par Clapton aux enchères en 2004, au profit de son centre de désintoxication « Crossroads ».

 

Clapton Blackie

 

 

Mais ce nom peut également venir de la célèbre « Black Beauty » d’Hendrix, allez savoir…

C’est sans conteste que John à voulu faire un clin d’oeil à ses artistes en nommant sa guitare préférée ainsi.

 

Hendrix Black Beauty

 

 

Voila j’espère qu’avec cet article , la Black One n’a plus de secret pour vous, on termine avec cette vidéo qui symbolise bien le «pouvoir de composition» et le son épuré que procure cette guitare à John.

 

 

 

John Black1

 

 

 

Source: Merci encore à Jo’ notre « spécialiste » passionné et dévoué pour cet article clair, simple et pourtant très complet ! 

Une Guitare nommée Rosie

En plus d’en apprendre sur ses textes, ses cheveux ou ses frasques hollywoodiennes  il serait peut être bon de s’intéresser aussi aux instruments de John. Ce côté technique, que je ne vais pas me vanter de connaître, mais pour lequel j’ai quelques bonnes sources…

Il y a quelques mois John postait sur son blog « One Forty Plus » une photo de guitare, pas un commentaire, pas de description, juste un nom, Rosie.

C’est celle-ci que nous allons étudier aujourd’hui…

 

 

 

On commence avec un peu d’histoire, dans le film « Let It Be » de Michael Lindsay-Hogg, montrant les Beatles lors de répétitions et d’enregistrements, sorti en 1970, on peut apercevoir la Télécaster 100% palissandre de George Harisson.

 

 

 

Suite à la sortie du film, cette guitare a été produite en série en Mai 69 et coûtait 375$ (soit 105 dollars plus chère qu’une standard).

En existe t’il peut être quelques exemplaires en circulation?

 

Une version Strat à été construite spécialement pour Jimi Hendrix et fut  terminée en Avril 70, il ne jouera hélas jamais dessus.
Suite à la mort de ce dernier, Roger Rosmeisl et Phil Kubicki (les deux
hommes à l’origine de ce projet) ont conservé la guitare quelques mois
puis Roger a annoncé à Phil que la Strat avait été réquisitionnée (Par?!)
et qu’il devait l’emmener à la secrétaire….

 

Personne n’a jamais su ce qui est arrivé à cette guitare faite juste pour Hendrix.
John aurait il réussi a se procurer ce modèle historique…? Ou alors est-ce
une réplique réalisée par le Custom Shop /Team Built/MasterBuilt?

 

 

 

Après quelques recherches , il s’avère que ce serait donc bien un cadeau de Chris Fleming, un des Masterbuilders du Custom Shop. La première fois que John l’utilise, c’est au Rock and Roll Hall of Fame, en duo avec Leon Russell sur « A Song For You ».

 

 

 

On peut voir, sur cet extrait, que la rose n’est pas encore «née», la plaque a été créee à sa demande par le Custom Shop en début d’année.
Un message de Mike Eldred concernant la JM’s Rosewood Guitar ou « Rosie »
« Chris Fleming made it about a year ago for John, then we just made the pick guard for him a couple weeks ago ».

 

 

C’est donc bien entendu en hommage à George Harrisson que «Rosie» était présente sur la scène du « Stand Up For Heroes 2012 » alors que John interprétait cette belle reprise de « The Long and Winding Road » des Beatles.

 

 

 

En ce qui concerne son nom, Rosie, cela viendrait certainement de la rose qu’arbore l’instrument mais pourquoi pas, peut être, du prénom de la petite fille d’un ami à John, Bob Maron, qui se prénomme évidemment Rosie Maron, et que l’on a déjà pu voir sur quelques photos, surtout sur les tweets de John à l’époque.

 

Ici on peut la voir profiter pleinement de la Black One, si chère a John…

 

 

Ce qui fait une transition parfaite sur le prochain article du genre puisque la prochaine guitare a passer sur le grill ce sera bien entendu la Black One !

 

Stay tuned!

 

Sources : One Forty Plus – Fender – Twitter – Youtube

Et un grand merci à Jo’ sans qui cet article n’aurait pas été si complet!